Une ferme urbaine ambitieuse

Un potager durable sur les toits

Entreprise

PAKT

Produit

Potager de toit

Adresse

Groen Kwartier
Regine Beerplein 1
2018 Antwerpen

Le grand potager de PAKT à Anvers est l’une des illustrations belges les plus spectaculaires de la possibilité de faire rimer vivre et travailler en ville avec la culture de fruits et de légumes. Sans compter que PAKT est une ferme urbaine du genre ambitieux. Les propriétaires des immeubles et un petit groupe de fermiers biologiques entendent montrer ici que même sur un toit, on peut “potager durable”. « Nous devenons de plus en plus une ferme circulaire », commente Adje Van Oekelen, porte-parole de l’initiative. « Nous réutilisons l’eau de pluie et essayons de subvenir à nos propres besoins en compost de manière à devoir ajouter le moins possible de nutriments externes à la terre de notre toit. Et nous récoltons les graines des fruits et des légumes que nous cultivons. »

Dans les bureaux qui s’étendent sous leurs pieds travaillent les employés d’une entreprise médiatique, d’un groupe informatique et d’une agence de mannequins. Au rez-de-chaussée, autour d’une cour intérieure, des clients se dirigent vers la salle de fitness, le bar à café Caffènation ou la pizzeria Standard. Mais ici, en hauteur, ce sont les maraîchers de la ville qui s’activent. Trois toitures d’anciens entrepôts reliées par des ponts métalliques forment une ferme de 1 800 mètres carrés. Des choux de Bruxelles voisinent avec des plants de thym dans des bacs disposés au bord du toit. Des plants de courgettes serpentent le long des sentiers. Ici, un poulailler ; là une serre où poussent des tomates. Des jardinières avec du basilic alternent avec des ruches et un tas de compost.

« Comme un toit pose des défis spécifiques, la culture ne se fait pas ici en pleine terre, mais sur du foin, du terreau et des pierres de lave »

Le projet PAKT repose sur quelques agriculteurs urbains professionnels à temps partiel et un grand groupe de riverains : 70 habitants du coin paient une cotisation de 50 euros par mois pour venir jardiner ici et pour apprendre. Comme chaque agriculteur de toit peut partager son adhésion avec une autre personne – et comme les jeunes de moins de 18 ans peuvent participer gratuitement – le contingent de fermiers urbains anversois compte aujourd’hui 150 participants. Ils ont un accès illimité au toit et effectuent ensemble des tâches dans le potager communautaire.

« Lorsque PAKT a été lancé en 2017, chaque participant avait sa propre petite parcelle, comme dans les jardins ouvriers. Mais nous avons changé la formule parce que nous souhaitions réaliser un grand projet communautaire », précise Adje. « Les participants peuvent toujours cultiver cinq plants individuels, mais l’idée est de réaliser tous ensemble un seul et même plan de culture. Le désherbage, la gestion du compost, l’arrosage, la récolte… ce sont autant de tâches que nous effectuons dans des équipes autogérées. De cette façon, notre potager est aussi une expérience sociale, car il n’est pas toujours facile de bien faire travailler tout ce monde ensemble. » Le potager de The Jane constitue une petite exception à ce projet collectif : le restaurant deux étoiles loue une petite parcelle du jardin de toit pour son propre usage, pour y cultiver des herbes et des fleurs.

« Notre potager est aussi une expérience sociale : nous réalisons un plan de culture collectif avec 150 jardiniers »

Une ferme de toit pose des défis très spécifiques. Ainsi, il n’est pratiquement pas question de cultiver des légumes en pleine terre. Sur les trois toits, un seul est en béton et peut supporter 1 000 kilos par mètre carré, soit une bonne couche de terre. Les deux autres toitures d’entrepôts sont en bois, et renforcées par les profils en acier. « Ces toitures ont la plus grande capacité portante sur les bords. C’est là que nous disposons les bacs dans lesquelles nous cultivons dans du terreau. Au centre, nous avons aménagé des parcelles avec un mélange très léger composé de pierres de lave et de terreau. D’autres parcelles sont plus légères encore parce que nous y cultivons sur du foin, une technique ancienne qui remonte aux Aztèques. Au printemps, nous étendons des rangées de foin frais que nous mouillons très fort de manière à ce que le foin commence à fermenter et se transforme en compost. Nous obtenons ainsi un terrain bien nourrissant pour une nouvelle saison de croissance. »

Au lieu de cultiver leurs fruits et leurs légumes en rangs d’oignons bien ordonnés, les fermiers de PAKT semblent disposer leurs cultures un peu n’importe comment. Là aussi, l’inspiration vient des Aztèques, adeptes avant la lettre de la permaculture, un mode de culture qui implique de cultiver ensemble des espèces qui se renforcent mutuellement. Les haricots d’Espagne, par exemple, s’appuient sur les cannes de maïs pour grimper. Et ces haricots protègent les courges. « Un autre exemple de cette culture associée est l’alternance de plantes annuelles avec des arbustes et des condiments vivaces », explique Adje. « Nous entendons créer un jardin vivant qui ne cesse jamais tout à fait de produire. »

Envie de recettes réalisées avec des légumes du potager ?

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